Conseil municipal du 29 septembre 2026
Le conseil municipal de Crosne s’est réuni le 29 septembre 2026. L’indemnisation de l’incendie de la Maison de la Petite Enfance, un protocole avec EDF sur d’anciennes factures d’énergie, le budget supplémentaire 2026 et la réorganisation de la politique jeunesse étaient au cœur de cette séance. Nos élus ont également interpellé le maire sur la prévention du harcèlement numérique, le tilleul de la ruelle Saint-Louis, la place du patrimoine et le manque d’ATSEM dans les écoles maternelles.
Décisions du maire hors ordre du jour
En début de séance, le maire rend compte au conseil des décisions qu’il a prises dans le cadre des délégations qui lui ont été confiées.
Décision 1 — Formation, logiciel Smart Police et rue Branly
Parmi les décisions présentées figuraient une convention de formation, un contrat de location du logiciel Smart Police et une modification du marché de requalification de la rue Branly.
Notre position
Nous avons demandé à recevoir la convention de formation, le contrat de location du logiciel Smart Police ainsi que la modification apportée au marché de requalification de la rue Branly. Ces documents engagent la commune : les élus doivent pouvoir en connaître le contenu exact.
Point 1 — Tableau des emplois et réorganisation de la politique jeunesse
La modification du tableau des emplois accompagne une réorganisation de la politique jeunesse autour du Club Ados et de la Maison des Jeunes. Les publics seront regroupés, de la 6e jusqu’à 25 ans, et un Point Information Jeunesse doit être créé. Plusieurs agents bénéficient par ailleurs d’un avancement de grade.
Concrètement, c’est l’organisation de l’accueil des collégiens, des lycéens et des jeunes adultes de Crosne qui évolue.
Ce que précise la délibération : quatre postes sont créés pour la Direction de la Jeunesse (un directeur, un directeur adjoint, un informateur jeunesse et un référent animateur). Trois autres créations concernent un coordinateur de l’état civil, un coordinateur de l’urbanisme et un directeur de crèche. Par ailleurs, neuf postes sont modifiés pour permettre des avancements de grade, à l’état civil, aux ressources humaines, à la vie associative, à l’Espace Ados, à l’entretien et la restauration, à la propreté urbaine et à la petite enfance. Faute de candidat fonctionnaire, les postes créés pourront être pourvus par des contractuels, pour trois ans renouvelables dans la limite de six ans.
Notre position
Nous avons d’abord tenu à féliciter les agents ayant obtenu un avancement de grade, une évolution importante pour leur carrière et leur rémunération.
Nous soutenons la création d’un Point Information Jeunesse : l’information, l’orientation et l’accompagnement des jeunes nous semblent essentiels.
En revanche, le regroupement de publics allant de la 6e jusqu’à 25 ans soulève plusieurs questions :
- Comment les besoins des différentes tranches d’âge seront-ils pris en compte ?
- Comment la séparation entre mineurs et majeurs sera-t-elle garantie ?
- Les nouveaux postes permettront-ils de respecter les taux d’encadrement ?
- Quelle fréquentation est attendue, et quels seront le projet pédagogique et ses grands axes éducatifs ?
- Quel sera l’impact de cette réorganisation sur les subventions de la CAF ?
Nous avons demandé les bilans des deux structures, pour comprendre les raisons de cette nouvelle organisation, ainsi que le nouvel organigramme de la ville, le projet de la nouvelle structure et son projet pédagogique. Compte tenu des interrogations qui demeurent, nous nous sommes abstenus.
Ce qu’a répondu le maire : le regroupement résulte notamment de la transformation du Club Ados en crèche, et les deux structures resteront indépendantes malgré leur regroupement. Le projet est encore en réflexion, et le Point Information Jeunesse doit notamment être créé en collaboration avec la Mission Locale.
Point 2 — Protocole transactionnel avec EDF
Ce protocole règle un différend entre EDF et la Ville portant sur des factures de gaz et d’électricité de 2019 à 2023, pour cinq contrats de fourniture d’énergie. En 2024, la ville avait perçu un remboursement de 183 176 € au titre d’un trop-perçu d’EDF. De nouvelles demandes de régularisation sont ensuite apparues : 294 109,94 € réclamés au départ, finalement ramenés à 187 580,07 €.
Concrètement, la somme à payer dépasse le remboursement reçu en 2024 : ce qui devait être une recette pour la commune se transforme en dépense.
Ce qu’avance la mairie dans la délibération : un contrôle de gestion mis en place en 2024 a permis de déceler des anomalies de facturation et d’obtenir d’EDF, dès l’été 2024, deux remboursements de « trop payés ». En novembre 2025, un changement de logiciels chez EDF a fait « remonter » d’anciennes factures, à l’origine du litige. Elles portaient sur quatre contrats d’électricité et un contrat de gaz, et la commune les contestait notamment pour des doubles paiements, des erreurs de comptage et des refacturations indues. Après plusieurs réunions entre 2024 et juin 2026, EDF a accepté d’abandonner une partie de ses créances. Pour la mairie, l’accord met définitivement fin au différend et évite de futurs frais juridiques.
Notre position
Dès 2024, nous avions soulevé des interrogations sur le suivi des facturations et sur les importantes fluctuations des dépenses de fluides constatées à l’époque. Nous avons interrogé la ville sur cette succession de régularisations : de nouvelles factures peuvent-elles encore apparaître à la faveur de nouvelles « remontées » informatiques ? Les écarts de facturation sont-ils corroborés par les consommations réellement relevées sur les compteurs ? Une étude des consommations de la collectivité a-t-elle été réalisée ?
Nous regrettons surtout que la municipalité n’ait pas sécurisé le remboursement de 183 176 € perçu en 2024. Un protocole signé à ce moment-là aurait empêché EDF de revenir sur ce trop-perçu, comme c’est le cas aujourd’hui. Faute de l’avoir fait, la ville perd cette recette, qui devient au final une dépense puisque la commune paie désormais plus qu’elle n’a perçu. Un protocole est signé aujourd’hui, alors que la ville doit de l’argent ; il aurait été tout aussi utile en 2024, lorsqu’elle en recevait.
Les explications fournies ne permettent pas de comprendre précisément l’origine des écarts entre les sommes remboursées puis réclamées. Nous avons donc voté contre la signature du protocole.
Ce qu’a répondu le maire : les services ont procédé à des contrôles et à des vérifications des consommations, et certaines anomalies relèvent du fournisseur. Le maire a également salué le travail des services municipaux dans ce dossier.
Point 3 — Incendie de la Maison de la Petite Enfance : le protocole d’indemnisation avec la SMACL
Dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026, la Maison de la Petite Enfance (MPE) a brûlé. Neuf mois plus tard, le conseil devait approuver un protocole transactionnel avec l’assureur de la commune, la SMACL. Selon la délibération, l’origine de l’incendie demeure « indéterminée » mais « non criminelle », et le dossier a été classé sans suite par la police.
Les dommages ont été estimés à 3 367 164 € : le bâtiment et ses équipements (environ 2,5 M€), les locaux provisoires pour accueillir les enfants, la démolition, la dépollution et les frais d’architecte.
Deux options s’offraient à la commune :
- Ce que prévoyait le contrat d’assurance : si la commune reconstruit la MPE à neuf dans un délai de 3 ans, l’assureur paie la totalité, versée en deux fois (2,195 M€ tout de suite, puis 834 000 € au fur et à mesure des factures du chantier).
- Le protocole retenu par la mairie : une somme fixe de 2,65 M€, versée en une seule fois, sans obligation de reconstruire et avec renonciation à toute autre demande.
Dans les deux cas, une franchise de 10 % (336 716 €) reste à la charge de la commune. En acceptant ce protocole, la commune renonce à 717 164 €.
Ce qu’avance la mairie dans la délibération : l’accord permet de sécuriser dans de brefs délais le règlement financier du sinistre et d’éviter tout contentieux avec l’assureur. Un acompte de 100 000 € a déjà été versé par la SMACL le 16 janvier 2026 ; au terme du protocole, le solde revenant à la ville s’élève à 2 465 276,63 €.
Concrètement, pour les familles, aucun projet de remplacement de la MPE n’a été présenté. La commune a déjà dépensé plus de 751 000 € pour continuer à accueillir les enfants, et ne sera remboursée qu’à moitié environ.
Notre position
Pourquoi la MPE a-t-elle brûlé ? Depuis le début, beaucoup de Crosnoises et de Crosnois se posent deux questions : pourquoi le bâtiment a-t-il pris feu, et comment était-il assuré ? Un document permettrait d’y répondre : le rapport de l’expert envoyé par l’assureur. Nous le demandons depuis des mois, y compris directement au maire. Nous avons reçu de nombreux autres documents (rapport des pompiers, constat d’huissier, plainte, contrat d’assurance, analyse du laboratoire de la Préfecture de police), mais pas celui-ci. Nous venons d’apprendre pourquoi : la mairie ne l’a jamais demandé à l’assureur.
L’expert choisi par la commune évoque une « cause indéterminée, avec suspicion sur l’installation électrique ». La majorité s’en contente ; nous pensons que c’est une erreur. Environ 30 % des incendies seraient d’origine électrique. Sans connaître la cause, on ne peut tirer aucune leçon ni mieux protéger nos autres bâtiments publics, à commencer par nos écoles. Nous ne cherchons pas à faire peur, mais de nombreux parents se demandent ce qui se serait passé si le feu avait pris à 11 h du matin, en pleine semaine, plutôt qu’à 23 h. Ils ont le droit de savoir.
Moins d’argent, mais tout de suite. Les arguments de la majorité ne nous ont pas convaincus. Elle juge la reconstruction trop compliquée : lourdeur des marchés publics, des appels d’offres et du suivi de chantier, avec un délai de 3 ans déjà entamé depuis 9 mois, et en ayant en tête le chantier d’agrandissement de la mairie (le « guichet unique »), dont le budget a presque doublé. Mais la commune prépare déjà la reconstruction du groupe scolaire des 20 Arpents, avec les mêmes procédures et un cabinet d’architecte déjà choisi : pourquoi ne pas regrouper les deux projets et partager les moyens ? Le paiement immédiat a l’avantage de la rapidité, c’est vrai : l’argent arrive tout de suite. En revanche, l’argument d’un possible « enrichissement sans cause » de la commune, qui cumulerait indemnité et subvention en reconstruisant à l’identique, ne nous paraît pas fondé.
L’intérêt de Crosne à long terme. La somme reçue pourra servir à tout autre chose qu’à reconstruire la MPE : aucun projet de remplacement n’a été présenté, et l’on ne sait pas encore à quoi elle sera consacrée. Pourtant, la Maison de la Petite Enfance est un lieu essentiel pour les familles et mérite d’être reconstruite, et bien reconstruite. Renoncer à reconstruire, c’est réduire le patrimoine de la ville et fragiliser nos services publics comme notre cadre de vie. Cet accord privilégie un gain rapide au détriment de l’avenir : c’est pourquoi nous avons voté contre
Point 4 — Budget supplémentaire 2026
Le budget supplémentaire ajuste en cours d’année les prévisions du budget primitif au regard de son exécution. Il comprend notamment :
- une subvention exceptionnelle de 2 000 € aux associations ;
- 55 000 € pour installer des climatisations mobiles, afin de disposer d’au moins une salle fraîche dans les écoles et les centres de loisirs, avec 20 000 € de subventions obtenues auprès d’EDF et de la Région ;
- la transformation des anciens bains-douches en tiers-lieu ;
- la pénalité SRU, que la commune doit verser faute d’atteindre le taux de logements sociaux fixé par la loi.
Ce que précise la délibération : le budget supplémentaire s’élève à 2 587 594,01 € en fonctionnement et 7 399 489,94 € en investissement. Il reprend l’excédent 2025 (2,59 M€) et les restes à réaliser de 2025 (environ 3,91 M€ de dépenses et 4,02 M€ de recettes d’investissement). Parmi les ajustements figurent 140 000 € de charges de personnel supplémentaires, 71 000 € de provisions pour risques, 100 000 € de travaux dans les bâtiments scolaires, une subvention d’investissement de la Région de 950 000 € et une baisse de 50 000 € du prélèvement SRU.
Notre position
Ce budget corrige les prévisions du budget primitif au regard de son exécution, sans pour autant intégrer certaines recettes et dépenses exceptionnelles qui venaient pourtant d’être votées. Les délibérations EDF et SMACL prévoient d’ailleurs elles-mêmes d’inscrire ces sommes au budget. Nous avons notamment interrogé la municipalité sur les deux protocoles transactionnels examinés au cours de la séance (EDF et SMACL) et sur les restes à réaliser de 2025. Nous avons également demandé des précisions sur la subvention exceptionnelle de 2 000 €, sur la pénalité SRU et sur les dépenses prévues pour le projet de tiers-lieu.
Pour notre groupe, les dépenses prévues ne sont pas suffisantes pour lutter contre les bouilloires thermiques que sont devenues nos écoles. En cohérence avec notre vote sur le budget primitif 2026, nous avons voté contre ce budget supplémentaire.
Ce qu’a répondu le maire :
- les protocoles transactionnels n’apparaissent pas dans le budget supplémentaire puisqu’ils n’avaient pas encore été votés ;
- la pénalité SRU ne fait l’objet d’aucune majoration, et la signature du contrat de mixité sociale permet de réduire l’amende de 50 000 € ;
- les 2 000 € correspondent à une aide exceptionnelle pour l’acquisition d’un piano par l’Amicale laïque et à une aide aux Musicales de Crosne pour la Semaine Rose ;
- les anciens bains-douches doivent être transformés pour permettre notamment aux associations de disposer d’un espace de réunion ;
- 55 000 € sont consacrés à l’installation de climatisations mobiles, et 20 000 € de subventions ont été obtenus auprès d’EDF et de la Région.
Point 4 — Budget supplémentaire 2026
Le budget supplémentaire ajuste en cours d’année les prévisions du budget primitif au regard de son exécution. Il comprend notamment :
- une subvention exceptionnelle de 2 000 € aux associations ;
- 55 000 € pour installer des climatisations mobiles, afin de disposer d’au moins une salle fraîche dans les écoles et les centres de loisirs, avec 20 000 € de subventions obtenues auprès d’EDF et de la Région ;
- la transformation des anciens bains-douches en tiers-lieu ;
- la pénalité SRU, que la commune doit verser faute d’atteindre le taux de logements sociaux fixé par la loi.
Ce que précise la délibération : le budget supplémentaire s’élève à 2 587 594,01 € en fonctionnement et 7 399 489,94 € en investissement. Il reprend l’excédent 2025 (2,59 M€) et les restes à réaliser de 2025 (environ 3,91 M€ de dépenses et 4,02 M€ de recettes d’investissement). Parmi les ajustements figurent 140 000 € de charges de personnel supplémentaires, 71 000 € de provisions pour risques, 100 000 € de travaux dans les bâtiments scolaires, une subvention d’investissement de la Région de 950 000 € et une baisse de 50 000 € du prélèvement SRU.
Notre position
Ce budget corrige les prévisions du budget primitif au regard de son exécution, sans pour autant intégrer certaines recettes et dépenses exceptionnelles qui venaient pourtant d’être votées. Les délibérations EDF et SMACL prévoient d’ailleurs elles-mêmes d’inscrire ces sommes au budget. Nous avons notamment interrogé la municipalité sur les deux protocoles transactionnels examinés au cours de la séance (EDF et SMACL) et sur les restes à réaliser de 2025. Nous avons également demandé des précisions sur la subvention exceptionnelle de 2 000 €, sur la pénalité SRU et sur les dépenses prévues pour le projet de tiers-lieu.
Pour notre groupe, les dépenses prévues ne sont pas suffisantes pour lutter contre les bouilloires thermiques que sont devenues nos écoles. En cohérence avec notre vote sur le budget primitif 2026, nous avons voté contre ce budget supplémentaire.
Ce qu’a répondu le maire :
- les protocoles transactionnels n’apparaissent pas dans le budget supplémentaire puisqu’ils n’avaient pas encore été votés ;
- la pénalité SRU ne fait l’objet d’aucune majoration, et la signature du contrat de mixité sociale permet de réduire l’amende de 50 000 € ;
- les 2 000 € correspondent à une aide exceptionnelle pour l’acquisition d’un piano par l’Amicale laïque et à une aide aux Musicales de Crosne pour la Semaine Rose ;
- les anciens bains-douches doivent être transformés pour permettre notamment aux associations de disposer d’un espace de réunion ;
- 55 000 € sont consacrés à l’installation de climatisations mobiles, et 20 000 € de subventions ont été obtenus auprès d’EDF et de la Région.
Point 5 — Le PLU reste de compétence communale
La commune s’oppose au transfert de la compétence en matière de Plan local d’urbanisme (PLU) à l’intercommunalité. Elle conserve ainsi la maîtrise directe de ses documents d’urbanisme, qui fixent notamment ce qui peut être construit, où et comment, dans chaque quartier de Crosne.
Ce que prévoit la loi : la loi ALUR de 2014 organise le transfert automatique de la compétence PLU aux intercommunalités, ici la Communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, au 1er juillet 2027. Ce transfert n’a pas lieu si au moins 25 % des communes, représentant au moins 20 % de la population, s’y opposent. Crosne s’était déjà opposée à ce transfert en 2017 ; son PLU, approuvé en 2005, a été révisé en mai 2025.
Notre position
Un PLU intercommunal pourrait permettre une meilleure coordination du logement, des déplacements, des équipements, de l’activité économique et de la protection des espaces naturels et agricoles, ainsi que la mutualisation de moyens et d’une expertise technique. Mais ce transfert entraînerait aussi une perte de maîtrise directe de la commune sur ses documents d’urbanisme.
Pour notre groupe, la question centrale réside dans les modalités de gouvernance et dans la capacité de Crosne à continuer à défendre ses priorités. Dans le contexte actuel, nous avons donc voté pour l’opposition au transfert de la compétence PLU.
Point 6 — Des stationnements vélos sur le site René Fallet
Des stationnements vélos seront installés sur le site René Fallet, en réponse à une demande formulée localement.
Ce que précise la délibération : le projet s’inscrit dans le Schéma communautaire des liaisons douces de l’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, qui vise une part du vélo de 10 à 15 % des déplacements, contre 1 à 3 % aujourd’hui. L’Espace René Fallet, qui peut accueillir jusqu’à 400 personnes assises, ne compte aujourd’hui que deux arceaux (quatre places), qui seront déplacés sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Quinze nouveaux arceaux sont prévus sur deux emplacements, aux abords de l’Espace René Fallet et du parc Anatole France, avec la possibilité d’installer des abris vélo. La fourniture et la pose sont entièrement prises en charge par l’agglomération ; les équipements seront ensuite rétrocédés à la commune, qui en assurera l’entretien. Le site étant situé dans un périmètre patrimonial protégé (abords des monuments historiques), une autorisation d’urbanisme sera nécessaire. Les travaux sont prévus au dernier trimestre 2026.
Notre position
Nous avons accueilli favorablement cet aménagement, tout en rappelant qu’il ne peut constituer qu’une étape : un véritable plan global de développement du vélo à Crosne reste nécessaire. Nous avons notamment évoqué les besoins autour de la médiathèque, les points noirs identifiés par les usagers (notamment vers Villeneuve-Saint-Georges et les quais de Seine) ainsi que la liaison entre la vallée et le plateau. L’agglomération elle-même vise une part du vélo de 10 à 15 % des déplacements : y parvenir à Crosne suppose un plan d’ensemble.
Nous avons également rappelé les engagements pris autour de la charte vélo 2026 portée par l’association En Rue Libre, notamment la concertation avec les usagers et la mise en place du dispositif « Savoir Rouler à Vélo » pour les élèves de CM1-CM2.
Ce qu’a répondu le maire : le stationnement René Fallet répond à une demande formulée localement, et les liaisons vers la Tégéval et le téléphérique ont fait l’objet d’une étude et d’une validation par l’agglomération. Le « permis piéton » et le « permis vélo » existent déjà pour les élèves de CM2.
Point 7 — Requalification des zones d’activités économiques
La commune sollicite un financement au titre du fonds de concours d’urgence de l’agglomération pour requalifier ses zones d’activités économiques. Les travaux concernent notamment la réfection partielle des voiries de la rue des Entrepreneurs et de l’allée de l’Industrie.
Ce que précise la délibération : le SyAGE modernise actuellement le réseau d’assainissement de ces deux voies, avec une fin de travaux prévue mi-octobre 2026. Déjà dégradées par un trafic important de poids lourds, les chaussées de la zone d’activités Plaine Haute seront ensuite refaites (hors trottoirs et hors tronçon déjà refait entre les n° 27 et 46) ; la ville prend en charge environ 2 430 m². Les travaux, estimés à 157 000 € HT (188 400 € TTC), sont prévus entre le 17 octobre et le 2 novembre 2026. La ville sollicite l’agglomération pour en financer la moitié, soit 78 500 €, le reste étant à sa charge ; aucun autre financeur n’a été sollicité.
Notre position
Nous avons voté pour cette demande de financement, qui doit permettre de réaliser des travaux de voirie attendus dans les zones d’activités.
Les questions de notre groupe
Question 1 — Prévention numérique : une convention avec l’association e-Enfance
Notre question : en ouverture du conseil, Céline Redon a interpellé le maire sur une proposition adressée à la ville le 17 septembre : une convention avec l’association e-Enfance, engagée dans la lutte contre le harcèlement et les violences numériques et qui porte le numéro national 3018. Ce dispositif permettrait aux agents municipaux intervenant auprès des enfants scolarisés en primaire d’être formés à la prévention sur les usages du numérique, avec un accompagnement mensuel des équipes.
Notre groupe avait transmis le modèle de convention, la présentation du dispositif, le rapport de transparence et le rapport annuel de l’association, ainsi qu’un argumentaire, sans recevoir aucune réponse : ni accusé de réception, ni accord, ni refus. Nous avons donc demandé si le coût du dispositif (2 000 €, auxquels s’ajoute une adhésion annuelle de 50 €) constituait un frein, et si le fait que cette proposition émane de notre groupe pouvait expliquer l’absence de réponse.
La réponse du maire : le maire a indiqué ne pas avoir reçu le mail et nous a proposé de le transmettre à nouveau, ce que nous avons fait immédiatement.
Notre position
Ce dispositif concerne directement les enfants des écoles primaires de Crosne et les agents qui les encadrent. Nous suivrons ce dossier : la suite au prochain conseil municipal.
Question 2 — Tilleul de la ruelle Saint-Louis : quelles suites données ?
Notre question : nous sommes revenus sur l’abattage du tilleul de la ruelle Saint-Louis et sur les engagements évoqués lors du précédent conseil concernant la régularisation du projet situé 16-18 rue Boileau. Nous avons posé quatre questions :
- Un écart a-t-il été relevé entre le bâtiment autorisé et le bâtiment réalisé ?
- Un procès-verbal a-t-il été dressé et transmis au procureur ?
- Le promoteur s’est-il expliqué et a-t-il déposé son permis modificatif ?
- Quelles mesures seront prises pour remplacer l’arbre abattu et protéger les autres tilleuls ?
La réponse du maire : les travaux n’étant pas terminés, aucun relevé de conformité ne peut encore être réalisé. La ville ne souhaite pas se constituer partie civile à ce stade, afin que le projet puisse se terminer, et aucun procès-verbal n’a été établi par la ville. Le promoteur a reconnu ses erreurs ; aucun permis modificatif n’a encore été déposé, mais la régularisation est en cours. L’abattage devrait être régularisé par la plantation d’un sujet sain et de haute tige.
Notre position
Nous resterons attentifs aux suites données à ce dossier, à la plantation du nouvel arbre et à la protection des autres tilleuls.
Question 3 — Journées du patrimoine : quelle place pour le patrimoine à Crosne ?
Notre question : nous avons interrogé la municipalité sur l’absence d’événement municipal organisé à Crosne dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, en rappelant le rôle joué auparavant par l’association « Crosne et son Patrimoine » et sa disparition. Nous avons demandé quelles mesures concrètes la ville compte prendre pour continuer à faire vivre le patrimoine local et soutenir le tissu associatif qui contribue à sa valorisation.
La réponse du maire : selon le maire, l’association a cessé son activité d’elle-même ; elle disposait encore d’un crédit important sur son compte bancaire, qu’elle aurait redistribué à d’autres associations. Il a rappelé le soutien apporté par la ville aux associations : 850 chèques Sport & Culture distribués en 2026, pour 50 000 € consacrés au secteur associatif. Concernant les Journées du patrimoine, il a cité une porte ouverte aux Abeilles maraîchères, considérées comme un patrimoine naturel.
Notre position
Le patrimoine de Crosne fait partie de son identité. Nous continuerons à demander des mesures concrètes pour le faire vivre et soutenir les associations qui le mettent en valeur.
Question 4 — ATSEM : des postes manquants dans les écoles
Notre question : les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) jouent un rôle essentiel aux côtés des enseignants. Nous avons rappelé les engagements de la commune concernant leur présence dans les classes, et demandé si la ville allait pourvoir le poste vacant à Jacques Prévert 1 et remplacer l’agent absent à George Sand, et à quelles dates ces prises de fonction étaient prévues.
La réponse du maire : une ATSEM manque effectivement à George Sand, et une recherche de recrutement est en cours. À Jacques Prévert 1, une ATSEM avait été recrutée, mais son contrat n’a pas été renouvelé : l’organisation actuelle repose sur trois ATSEM, alors que la convention des ATSEM prévoit trois postes et demi. Pour des raisons budgétaires, la ville préfère arrondir à trois ATSEM, ce qui revient à ne pas remplacer l’ATSEM partie à la retraite.
Notre position
Jacques Prévert 1 est une école avec des escaliers, et les moyennes sections en double niveau sont ainsi pénalisées pour des raisons budgétaires. Nous resterons attentifs à l’évolution des effectifs dans les écoles et aux conditions d’accueil des enfants.
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