Compte rendu du conseil municipal – 30 mai 2026
Budget, petite enfance, sécurité, environnement : un conseil important pour les Crosnoises et les Crosnois
Le conseil municipal du 30 juin 2026 a abordé un nombre important de sujets structurants pour la commune : approbation des comptes 2025, adhésions intercommunales, politique de la petite enfance, sécurité et vidéoprotection, aides aux familles, mais aussi trois questions posées par notre groupe sur le plan canicule, l’abattage d’un tilleul rue Saint-Louis et les nuisances dans le quartier du parc du Moulin.
Comme à chaque séance, les élus de Crosne en Commun ont porté une exigence de transparence, de rigueur budgétaire et d’écoute des habitants.
Procès-verbaux : des anomalies qui interrogent
Notre groupe a voté contre l’approbation du procès-verbal du conseil municipal du 28 avril 2026 et nous nous sommes abstenus sur celui du 26 mai 2026.
Dans les deux cas, nous avons constaté un même procédé : les interventions de Céline Redon, conseillère de l’opposition, ont été systématiquement anonymisées (« une élue », « un conseiller de la minorité »), alors que tous les autres élus sont citées nommément dans les mêmes délibérations. Nous avons également relevé une réponse imprécise du Maire sur une correction apportée à une délibération après le vote, ainsi qu’une erreur de placement dans la retranscription d’un débat. Sur le PV du 26 mai, ce même défaut d’attribution nominative a été observé sur deux délibérations supplémentaires, ce qui renforce notre constat d’une pratique récurrente à l’égard de l’opposition. De plus, il apparait qu’un élu n’a pas pris part à l’un des vote sans que cela soit annoncé pendant le conseil.
C’est pourquoi nous avons demandé que les résultats des votes soient systématiquement annoncés en séance, pour éviter tout malentendu.
Compte de gestion 2025 : un éclairage tardif sur le budget 2026
Le Compte de gestion 2025, établi par les services du Trésor Public, a enfin été soumis au vote après avoir été absent des débats lors de l’examen du Budget Primitif 2026.
Notre groupe a rappelé qu’un budget prévisionnel ne peut être construit sereinement sans connaître les dépenses réellement engagées l’année précédente. Nous avons comparé en détail le BP2026 et le CG2025 et relevé plusieurs écarts significatifs :
- Chapitre 011 (charges à caractère général) : 3,6 M€ dépensés en 2025, contre 4,1 M€ prévus au BP2025 et 4,2 M€ annoncés au BP2026, un écart que nos calculs ne permettent pas d’expliquer.
- Chapitre 012 (charges de personnel) : le BP2026 justifie lui-même sa hausse par une comparaison avec le « réalisé 2025 », preuve que ces données étaient connues des services avant l’examen du budget par notre assemblée en avril — ce qui contredit les explications données jusqu’ici.
- Chapitre 65 (autres charges de gestion courante) : 472 k€ dépensés contre 549 k€ inscrits au BP2026, un écart de 76 k€ non expliqué par les seules hausses du CCAS et des indemnités des élus.
- Chapitre 66 (charges financières) : 45 k€ constatés en 2025, sans recours à l’emprunt, pour 114 k€ inscrits au budget.
- Investissement : sur 1,9 M€ de dépenses réalisées, la part consacrée à l’entretien des bâtiments publics et au fonctionnement courant des services diminue au profit des nouveaux projets, tendance déjà observée les années précédentes.
Nous avons salué la qualité du travail des services du Trésor Public, tout en regrettant que ces données déterminantes n’aient pas été partagées avec les élus en amont du vote du budget. Sans mettre en cause la sincérité du prévisionnel, nous nous sommes abstenus, considérant que la majorité prend, selon ses propres mots, « des précautions » qui expliquent en partie ces écarts.
Voici donc ce Compte de gestion 2025 tant attendu dont nous avons été privés lors de l’examen du Budget Primitif 2026 ;
Je ne vais pas m’étendre ici sur le désaccord de fond que nous avons avec vous sur l’ordonnancement de la séquence budgétaire. Nous en sommes expliqués en
Commission Finances, mardi dernier, à la suite des remarques que nous avions faites lors du Conseil municipal du 28 avril 2026 ;
Je le redis ici avec force : la construction d’un budget pour une année N ne saurait se faire sans la connaissance des dépenses réalisés l’année N-1.
Rien n’empêche que le Compte de Gestion, au moins dans ses grands chapitres et quand bien même non entièrement finalisé, soit communiqué aux élu.es afin qu’ils puissent
apprécier la sincérité de vos projections. C’est ce qui a été fait en 2024, et c’est bien ce que le règlement budgétaire prévoit.
Nous nous sommes donc livrés à cet exercice de comparaison du BP2026 avec le Compte de Gestion 2025, ce qui oblige aujourd’hui à revenir sur ce budget vous nous en excuserez ;
Notre étude porte sur l’ensemble des dépenses réalisées en 2025, en section de
Fonctionnement comme en section d’Investissement. Elle est assez complète mais pour ne pas alourdir mon intervention, je ne prendrai que quelques exemples les plus significatifs des écarts que nous avons constatés et qui posent question.
Fonctionnement : Des prévisions contredites par la réalité :
• Chap 011 : Charges à caractère général. Les dépenses réalisées à ce titre en 2025 s’élèvent à 3,6M€ contre 4,1M€ au BP2025 et 4,2M€ au BP2026.
Certes, des prévisions de hausses sont annoncées, ainsi que des baisses, mais si l’on fait le total des hausses et des baisses et qu’on l’ajoute aux dépenses réelles constatées en 2025, on arrive à un montant de 3,7M€ qui devrait être inscrit au BP2026. Alors pourquoi 4,2M€ ? Pourquoi un tel écart alors que sur les dépenses pour les « fluides » par exemple, vous intégrez en 2026 une baisse de -79k€ là ou, à nos yeux, la prudence eût été de maintenir à l’identique le niveau de dépense ?
• Chap 012 : Charges de personnel. C’est ici l’exemple même de ce que le Compte de gestion 2025 apporte en lisibilité sur le BP2026 et vous l’écrivez vous-même d’ailleurs ! Il est en effet indiqué dans le BP2026 que, je cite, l’évolution de +2,42% de ces dépenses soit +183k€ (comparée « au
réalisé 2025 » de 7 585 670€) est justifiée en grande partie par des hausses « exogènes ». Pour que le BP2026 soit en cohérence avec le CG2025, il faut bien que contrairement à ce que vous affirmez, vous en ayez eu connaissance avant son examen par cette assemblée, en avril dernier ! Alors pourquoi nous refusez le partage de ces informations ?
• Chap 65 : Autres charges de gestion courante. 472k€ ont été dépensés à ce titre en 2025 contre 558k€ inscrit au BP2025 et 549k€ au BP2026, soit un écart de +76k€ pour cette année que l’augmentation du budget du CCAS (+17k€) et des indemnités des élu.es n’expliquent pas. A quoi est due cette prévision fortement à la hausse de ces dépenses en budget mais systématiquement démentie par les comptes de gestion ? On ne comprend pas.
• Chap 66 : charges financières. Même si, comparées d’un CA à l’autre, ces charges sont en baisse, pourquoi s’obstiner à inscrire 114k€ sur ce chapitre alors que 45k€ ont été constatés en 2025 et qu’aucun emprunt dit « d’équilibre » n’a été nécessaire en 2025 ? Le non-recours à l’emprunt est d’ailleurs une de vos « marques de fabrique » si l’on en croit votre communication financière, ainsi que la diminution de la dette, ce qu’une lecture attentive du BP2026 semble contredire.
Ce ne sont là que quelques exemples les plus parlants sur les contradictions relevées dans le prévisionnel des dépenses de fonctionnement du BP2026 au regard de l’éclairage qu’apporte le Compte de Gestion 2025 porté aujourd’hui à notre connaissance.
Le même exercice pourrait être fait, et bien entendu nous l’avons fait, sur les recettes de fonctionnement où la fiscalité locale joue un rôle central et déterminant dans ce que vous appelez « la bonne gestion du budget de la ville ».
Investissement : Côté investissement, on n’est pas mieux lotis
• Chap 20-21-23 : 1,9M€ de dépenses sont constatées dans le CG2025 là où le BP2025 en prévoyait 1,6M€ et le BP2026 2,4M€. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité bien plus préoccupante : la part des investissements consacrée au bon fonctionnement des services municipaux (656k€) et à l’entretien des bâtiments publics (540k€) est en forte diminution par rapport à celle consacrée aux nouveaux projets (1,2M€). Certes, parmi ces nouveaux projets, les mesures provisoires « crèche » représentent 55% du montant total.
Néanmoins, au global, les dépenses d’investissement hors projets structurants sont en baisse régulière depuis plusieurs années ainsi que nous l’avons déjà souligné.
En conclusion, notre étude met en évidence combien le Compte de gestion 2025 est déterminant pour valider le Budget 2026, quand bien même Primitif. Elle relève certaines incohérences, certaines approximations qui tiennent plus d’une volonté d’affichage que d’une gestion rigoureuse, notamment lorsque l’on compare le CG et le BP de la même année.
Nous ne faisons pas de procès d’intention ni de jugement à priori sur la sincérité de votre
prévisionnel. Nous regrettons qu’un débat sincère et transparent n’ait pas pu avoir lieu lors de son approbation faute de disposer de cet éclairage indispensable ainsi que nous l’avions demandé.
Nous saluons et remercions les services du Trésor Public pour la qualité du travail accompli. Nous regrettons que le réalisé des dépenses n’ait pas été transmis à temps aux élu.es pour l’examen du BP2026 alors que, comme nous l’avons relevé, certains éléments déterminants étaient connus des services de la collectivité.
Pour l’ensemble de ces raisons, nous nous abstiendrons.
Compte administratif 2025 : la question du sens derrière les chiffres
2,6 millions d’euros d’excédents de fonctionnement cumulés depuis 2024, dont 1,7 million pour la seule année 2025 : c’est le chiffre central de ce Compte Administratif.
Notre groupe a interrogé le sens de cette capitalisation financière au regard de plusieurs situations concrètes vécues par les Crosnois·es cette année : un projet de déchetterie envisagé sur une zone naturelle de 5000 m², un projet d’agrandissement d’école qui imperméabiliserait près de 4000 m² d’un espace boisé classé, l’incendie de la Maison de la Petite Enfance dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026 dont la cause reste inconnue six mois plus tard, l’abattage d’un tilleul rue Saint-Louis, ou encore une densification urbaine importante en entrée de ville sans anticipation des équipements publics nécessaires.
Nous avons également rappelé qu’en matière de sécurité, le Maire reconnaissait ne pas connaître précisément le nombre de caméras de vidéosurveillance opérationnelles, alors que les effectifs de police municipale ont été divisés par deux depuis son arrivée à la tête de la collectivité.
Nous avons enfin souligné le décalage entre l’épargne dégagée et l’exécution réelle des investissements : 4 M€ de recettes d’investissement reportées en 2025, pour 3,9 M€ de dépenses non exécutées la même année — notamment sur le projet du groupe scolaire des 20 Arpents, annoncé à 20 M€ de travaux mais dont à peine un tiers sera finalement réalisé.
Pour l’ensemble de ces raisons, nous avons voté contre l’approbation du Compte Administratif 2025 et contre l’affectation de son résultat.
Si l’on devait retenir un chiffre, un seul, ce serait bien celui-là : 2,6M€ d’excédents de fonctionnement cumulés depuis 2024, 1,7M€ pour le seul exercice 2025.
Alors, on serait dans une multinationale du CAC 40, vous seriez félicité M. le Maire, pour ce résultat historique. Les actionnaires se frotteraient les mains dans la perspective de juteux dividendes.
Mais nous sommes dans une collectivité, composée d’administré.es, et notre dividende, c’est l’humain.
En réalité, ce résultat de 2,6M€ pose une question toute simple : est-ce qu’on vit mieux, à Crosne, avec une telle capacité financière capitalisée ? Est-ce que ça va mieux, à Crosne, depuis que l’épargne brute, la Capacité d’Autofinancement, sont devenues l’alpha et l’oméga de votre politique publique en matière budgétaire ?
Après tout, « Crosne toujours mieux », c’était votre slogan de campagne M. le Maire, non ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne quand un projet de déchetterie envisage froidement de s’installer dans une zone naturelle de 5000m2 sur le plateau non urbanisé de notre territoire, juste à côté de cultures maraîchères et d’une zone agricole ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne, quand un projet d’agrandissement d’une école prévoit froidement d’imperméabiliser 3945m2 d’un Espace Boisé Classé qui jouxte le bâti existant ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne quand, dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026 un incendie ravage entièrement la Maison de la Petite Enfance sans que, 6 mois plus tard, on ne sache toujours pas la cause du sinistre ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne, quand un tilleul cinquantenaire, ruelle St Louis, est froidement abattu parce que voilà qu’il cache la vue d’une construction nouvelle censée le respecter ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne, quand le PLU autorise de telles atteintes à notre patrimoine vivant ?
Est-ce que ça va mieux, à Crosne, dans nos écoles, dans nos équipements publics, quand la canicule s’installe dans notre vallée ?
Est-ce que nos enfants sont mieux protégés, est-ce que la santé des personnels et des agents municipaux est mieux considérée ?
Est-ce que nos services, nos équipements publics, s’améliorent, à Crosne, au fil du temps ? Est-ce qu’ils bénéficient du ruissellement des recettes fiscales rigoureusement épargnées ?
Est-ce que notre cadre de vie est amélioré quand un record de densification urbaine est en passe d’être battu, sur un seul secteur, en entrée de ville, loin des équipements et services publics pour lesquels aucune anticipation n’est à l’ordre du jour ?
Est-ce que notre sécurité va mieux, à Crosne, quand vous reconnaissez M. le Maire ne pas connaître le nombre exact de caméras de vidéosurveillance installées ni combien sont effectivement opérationnelles, quand les statistiques nationales de la délinquance vous contredisent, quand les effectifs de la PM ont été divisés par deux depuis votre arrivée à la tête de la collectivité ?
Est-ce qu’on vit mieux, à Crosne, avec 2,6M€ épargnés sur les dépenses de fonctionnement ?
C’est en substance la question que pose ce CA 2026 dont le résultat, comme on le voit, est le fruit d’une politique délibérée de fuite en avant vers des investissements prometteurs mais dont l’exécution tarde à se réaliser.
Car là-aussi, et ce point est rarement abordé dans la séquence budgétaire, que dire des 4M€ de recettes d’investissements reportées en 2025, avec en regard 3,9M€ de dépenses inexécutées sur la même année ?
A quoi bon épargner si rien n’est entrepris, ou si beaucoup est différé ?
Les effets d’annonce coûtent cher, et le bilan
est maigre quand on promet 20M€ de travaux pour le groupe scolaire des 20 Arpents alors que l’on n’en réalisera qu’à peine un tiers.
Nous ne voterons pas favorablement ce CA2025 ni l’affectation de son résultat.
Votre politique de la ville est trop coûteuse au plan environnemental, au plan humain. Elle met à mal notre cadre de vie, notre bien-être général, et tourne le dos aux enjeux de notre époque.
Adhésion à Essonne Numérique : des zones d’ombre sur la vidéoprotection
Favorables au principe du raccordement des caméras de vidéoprotection à la fibre, nous avons néanmoins soulevé plusieurs points d’interrogation sur cette délibération.
Le rapport présenté en commission faisait référence à une loi… de la Principauté de Monaco, erreur que nous avions déjà signalée et qui n’avait pourtant pas été corrigée avant le vote.
Nous avons également relevé l’absence de diagnostic précis du parc de vidéoprotection : la commune compte 46 caméras existantes, et non 70 comme annoncé en campagne électorale.
Nous avons demandé des précisions sur le choix d’une adhésion directe au syndicat plutôt que via notre communauté d’agglomération, sur le coût de l’opération (20 758 € la première année, puis 6 358 €/an), et sur un éventuel usage futur d’Essonne Numérique pour la cybersécurité des systèmes d’information municipaux, sujet d’actualité pour de nombreuses collectivités.
Malgré ces réserves, nous avons voté pour cette délibération.
Nous sommes favorables au développement des outils permettant d’améliorer la sécurité de nos concitoyens, notamment lorsqu’il s’agit d’assurer la connexion des caméras de vidéoprotection même si nous pensons que d’autres priorités devraient nous préoccuper dans la période.
Cependant, nous avons plusieurs interrogations sur cette délibération.
Tout d’abord, nous ne pouvons passer sous silence le fait que le rapport fait référence à la loi n° 1.565 du 3 décembre 2024 relative à la protection des données personnelles et à la loi n° 1.430 du 13 juillet 2026 (il doit y avoir une coquille car il doit s’agir de 2016 et non d’une loi qui serait votée dans 15 jours) portant diverses mesures relatives à la prévention de la sécurité nationale… qui sont en réalité des lois de la Principauté de Monaco… Auxquelles nous ne pouvons qu’être surpris de la référence.
Nous avions signalé cette erreur lors de la commission.
Malheureusement, l’adjoint en charge de ce dossier n’avait pas pu être présent pour répondre à nos questions.
Nous espérions donc qu’une version corrigée nous serait présentée ce soir mais comme ce n’est pas le cas, nous ne voudrions pas revivre l’épisode des délégations lors du conseil du 28 mars dernier ayant amené les élus de la majorité à voter délibérément un faux PV lors du conseil municipal suivant.
Cette erreur de référence peut prêter à sourire, mais elle interroge surtout sur le soin apporté à la préparation d’une délibération qui concerne pourtant la vidéoprotection et les données personnelles, mais nous savons combien les agents sont débordés et la période n’y aide pas.
Ce qui nous interpelle aussi c’est que votre choix aurait pu être accompagné d’un diagnostic précis de l’ensemble des caméras, 46 existantes et non 70 comme le fake que vous avez diffusé pendant la campagne électorale. Cette vision aurait permis d’obtenir lors de la commission le chiffre précis des consultations des caméras sur réquisition, le nombre de vidéo verbalisations ou encore le nombre de situations pour lesquelles les caméras ont permis d’élucider un fait ou une affaire. N’en tirez pas pour conséquence que nous sommes opposés à la vidéo-surveillance, ce serait trop simpliste car comme beaucoup nous sommes interrogatif sur son efficacité rapporté au coût d’installation et de maintenance, car nous sommes bien en plein dans ce sujet par la présente délibération.
Car comme sur de nombreux sujets, cette situation n’est pas nouvelle et prouve votre absence de visibilité sur le long terme et dans le cas présent, ce qu’il nous faut réparer aujourd’hui c’est cette dette grise que nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer ici même.
Ensuite, nous nous interrogeons sur le choix de faire adhérer directement la commune au syndicat mixte Essonne Numérique.
Cette adhésion ne pouvait-elle pas être portée par notre communauté d’agglomération, permettant éventuellement une mutualisation des moyens ou une approche plus cohérente à l’échelle intercommunale ?
Par ailleurs, si la commune engage une dépense de 20 758 euros la première année, puis 6 358 euros par an pendant les quatre années suivantes, cette adhésion a-t-elle vocation à être utilisée uniquement pour le raccordement des dix caméras de vidéoprotection ou la municipalité envisage-t-elle de recourir à d’autres services proposés par Essonne Numérique ?
Je pense notamment à la cybersécurité. Les collectivités sont aujourd’hui confrontées à une multiplication des attaques informatiques. Des communes comme Joinville-le-Pont ou Saint-Médard-en-Jalles en ont récemment fait les frais. Monsieur Leriche, en charge de la sécurité, connaît certainement ce dossier de notre voisin du Val de Marne.
Dès lors, la commune envisage-t-elle de s’appuyer sur Essonne Numérique pour renforcer la protection du réseau informatique de la police municipale ou, plus largement, des systèmes d’information de la ville ? Nous avons pu constater encore ces derniers jours que les panneaux d’information de la ville étaient hors service, mais peut-être n’est ce pas pour une question de réseau de fibre ?
Enfin, nous espérons que l’arrivée de notre commune au sein du conseil syndical d’Essonne Numérique contribuera à redynamiser ce syndicat. En effet, lorsqu’on consulte son site internet, on y trouve encore les vœux… de bonne année 2025. Ce n’est pas forcément le meilleur indicateur d’une structure particulièrement dynamique en matière de communication au moins, il ne faudrait pas refaire encore un choix au rabais quand on connaît les conséquences que cela peut représenter comme on a pu le voir encore samedi dernier sur un tout autre sujet.
Nous attendons donc des réponses précises à ces différentes interrogations afin que chacun puisse voter en parfaite connaissance de cause.
Chèque Sport et Culture et conventions de partenariat : une aide à recentrer sur les familles
Notre groupe s’est réjoui de la revalorisation du Chèque Sport et Culture, qui facilite l’accès des jeunes crosnois·es aux activités sportives et culturelles.
Nous avons toutefois proposé que le dispositif évolue vers un remboursement direct des familles sur présentation d’une facture d’inscription, comme le pratiquent déjà certains comités d’entreprise, plutôt qu’un versement aux seules associations crosnoises.
Cela permettrait à un enfant souhaitant pratiquer une activité inexistante à Crosne, ou à un niveau de compétition non proposé localement, d’en bénéficier également.
Nous avons par ailleurs signalé que certaines associations, dont le Crossminton de Crosne, indiquent n’avoir pas été informées du dispositif ni avoir été reçues au sujet de leur demande de créneaux, malgré les assurances données en commission.
Nous avons voté pour ces deux délibérations.
Notre groupe Crosne en commun, défendant l’égalité des chances et l’éducation populaire, gage d’émancipation et d’épanouissement, ne peut que se réjouir du fait qu’on facilite l’accès de nos jeunes aux activités sportives et culturelles de leur choix.
Nous voterons donc en faveur des deux prochains points.
Toutefois, nous pensons qu’il faut être précis : si la revalorisation du chèque sport a en effet pour objectif, je vous cite, « de favoriser l’accès des jeunes de 3 à 16 ans aux activités sportives, culturelles et de loisirs et qu’elle s’inscrit dans une volonté de soutien au pouvoir d’achat des familles crosnoises, en accompagnant davantage les dépenses liées à la rentrée »,
alors nous pensons que le dispositif serait plus judicieux si, comme le font déjà les comités d’entreprise, les familles présentant une facture d’inscription à une activité, qu’elle soit sur Crosne ou non, se voyaient rembourser cette somme directement.
En effet, si prioriser les associations crosnoises reste évidemment primordial, nous ne voyons pas pourquoi un enfant qui voudrait faire une activité qui n’existe pas à Crosne, ou dont le niveau en compétition n’existe pas à Crosne, ne pourrait pas en bénéficier tout de même.
Il ne s’agit pas des subventions aux associations qui ont déjà été votées précédemment, mais d’aider les familles.
D’autre part, lors de la dernière commission au sujet des conventions de partenariat pour le même pass sport, il nous a été confirmé que toutes les associations, à une erreur près, avaient bien été invitées à y participer.
Certaines continuent pourtant de nous dire qu’elles n’ont pas été informées, dont l’association Crossminton de Crosne, qui n’a pas non plus été reçue dans le cadre de sa demande de créneaux pour son activité.
Nous vous remercions donc, dès l’année prochaine, d’envisager un remboursement des familles et non plus des associations, et de recontacter toutes les associations crosnoises afin qu’elles soient toutes bien informées de ce dispositif.
Tarification sociale de la cantine scolaire : une reconduction bienvenue
Notre groupe s’est dit satisfait de la poursuite de ce dispositif de tarification sociale, tout en regrettant qu’il ait fallu l’intervention du Préfet pour qu’il soit mis en place.
Nous avons demandé communication de quelques éléments de bilan chiffré sur son application. 430 enfants bénéficient du repas à 1 euro soit 280 familles
Nous avons voté pour cette délibération.
Crèche « Les Petites Canailles » : un choix de société sur la petite enfance
Le manque de places d’accueil pour la petite enfance à Crosne, aggravé par l’incendie de janvier 2026 de la MDE, appelle des solutions. Notre groupe a toutefois exprimé son désaccord avec la réponse retenue par la majorité.
Nous avons rappelé que la disparition progressive de la crèche familiale municipale, elle, était prévisible :
la Convention Territoriale Globale 2023-2026 reconnaît elle-même que les départs d’assistantes maternelles n’ont pas été remplacés.
Ce mode d’accueil, pourtant recommandé par l’Inspection Générale des Affaires Sociales pour ses qualités (accueil individualisé, adulte référent, garanties du service public), est de nouveau contourné au profit de l’achat de berceaux dans une crèche privée.
Sans mettre en cause les professionnel·les des Petites Canailles, nous avons souligné qu’au-delà des contrôles réglementaires de la PMI, la commune ne disposera d’aucun droit de regard permanent sur le fonctionnement de cette structure privée à but lucratif.
À l’approche du terme de la Convention Territoriale Globale, nous souhaitons qu’un véritable débat s’ouvre sur l’avenir de la politique de la petite enfance à Crosne et la place à donner au service public municipal.
Nous avons voté contre cette délibération.
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Nous partageons le constat : les familles de Crosne manquent de places d’accueil et il faut leur apporter des solutions. Le sinistre de janvier a aggravé une situation déjà tendue, et personne ne pouvait l’anticiper.
En revanche, la disparition progressive de notre crèche familiale, elle, pouvait être anticipée. La CTG 2023-2026 reconnaît elle-même que les départs des assistantes maternelles n’ont pas été remplacés et que l’objectif de préserver ce mode d’accueil n’a pas été atteint.
Pourtant, la crèche familiale est un modèle reconnu pour ses qualités : un accueil individualisé, un adulte référent pour chaque enfant, tout en bénéficiant de l’encadrement et des garanties du service public.
L’Inspection Générale des Affaires Sociales recommande d’ailleurs de développer ce modèle.
Nous regrettons donc que la réponse apportée soit, une nouvelle fois, l’achat de berceaux dans une crèche privée plutôt que le renforcement des structures municipales.
Nous ne mettons pas en cause les professionnels des Petites Canailles. Mais lorsqu’une commune engage des fonds publics auprès d’un opérateur privé à but lucratif, elle doit pouvoir exiger des garanties fortes sur la qualité d’accueil et assurer un véritable suivi. Or, au-delà des contrôles réglementaires de la PMI, la commune n’aura pas de droit de regard permanent sur le fonctionnement de cette structure.
Au moment où la CTG arrive à son terme, nous souhaitons ouvrir un véritable débat sur l’avenir de la politique de la petite enfance à Crosne. Quelle place voulons-nous donner à la crèche familiale ? Souhaitons-nous renforcer notre service public ou poursuivre le recours au secteur privé ?
Parce que nous pensons que l’argent public doit d’abord servir à développer une offre municipale pérenne, tout en garantissant la meilleure qualité d’accueil pour les familles et les enfants, nous voterons contre cette délibération.
Correspondant défense : une mission plus large que le seul enjeu militaire
Favorables à la désignation d’un correspondant défense, mission prévue par l’État pour faire le lien entre la commune, les citoyens et les institutions de la République, nous avons souhaité rappeler que cette fonction ne se limite pas à la promotion des questions militaires.
Nous avons exprimé notre désaccord avec le premier considérant de la délibération, centré sur la nécessité de « faire face à toute agression extérieure », et proposé une formulation plus tournée vers la paix et les valeurs démocratiques.
Le Guide pratique du correspondant défense 2025 met en effet en avant trois axes : la connaissance de la défense, le parcours de citoyenneté et le travail de mémoire, à travers des actions de dialogue intergénérationnel, de cohésion sociale et de transmission auprès des jeunes.
Nous souhaitons que la future correspondante défense investisse pleinement cette dimension citoyenne et mémorielle de la mission, et nous nous sommes déclarés disponibles pour l’accompagner en ce sens.
Nous avons voté pour cette délibération.
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Mise à disposition des salles communales : une demande de transparence sur les critères
À l’occasion de la convention de mise à disposition des salles pour la saison 2026-2027, notre groupe a rappelé qu’en commission, certaines associations avaient vu leur subvention diminuer, en raison d’une occupation importante des salles présentée comme une forme de subvention en nature, tandis que d’autres associations occupant également plusieurs créneaux ont vu la leur augmenter.
Nous avons demandé à recevoir le détail des taux d’occupation par association ainsi que les plannings correspondants, comme la municipalité s’y était engagée, et souhaitons connaître le délai de transmission de ces documents.
Nous avons voté pour cette délibération.
Subvention pour l’achat d’alarmes : une mesure mal calibrée
Notre groupe a interrogé la portée réelle de ce dispositif : avec une enveloppe annuelle limitée à 5 000 € et une subvention de 200 € par foyer, seuls 25 ménages pourront en bénéficier, soit moins de 1 % des foyers crosnois.
Nous avons également relevé l’absence de critères d’attribution (premier arrivé, premier servi ?), le fait que seuls les propriétaires puissent y prétendre, à l’exclusion des locataires, ainsi que l’absence de tout élément permettant de justifier l’intérêt général de cette aide : pas de statistiques locales sur les cambriolages, pas de diagnostic ni d’avenant au Contrat Local de Sécurité, pas d’étude sur l’impact réel des alarmes individuelles sur la délinquance.
Nous avons rappelé que le Conseil d’État est particulièrement strict sur la nécessité de démontrer l’intérêt public local avant de financer un équipement relevant, par nature, de la sphère privée.
Enfin, la délibération fait état d’un « règlement du dispositif » qui n’a jamais été communiqué aux élus, laissant dans le flou les modalités de contrôle, les critères d’éligibilité et les règles de non-cumul.
Considérant que l’argent public doit être fléché vers des politiques de sécurité universelles bénéficiant à l’ensemble des Crosnois·es, nous avons voté contre cette délibération.
La sécurité de nos concitoyens est une priorité légitime que nous partageons tous au sein de cette assemblée. Cependant, l’examen technique de cette délibération soulève plusieurs interrogations quant à sa méthode, son équité et son efficacité réelle.
Ma première interrogation porte sur la portée réelle de cette mesure. L’enveloppe globale est limitée à 5 000 € par an. Avec des subventions de 200 € par foyer, seuls 25 ménages pourront en bénéficier.
Monsieur Leriche, savez-vous combien il y a de foyers à Crosne ? Vous nous proposez aujourd’hui un dispositif dont moins de 1 % des ménages crosnois pourront profiter. Pensez-vous réellement que cette mesure soit correctement dimensionnée pour améliorer la sécurité de nos concitoyens ? Et comment comptez-vous mesurer son efficacité ?
Ma seconde question concerne l’absence de critères d’attribution de cette subvention. Est-ce que le premier arrivé est le premier servi ?
De plus, seuls les propriétaires semblent pouvoir y prétendre, comme si la sécurité ne concernait pas les locataires. Ne pensez-vous pas qu’un ciblage basé sur le quotient familial ou sur des critères de vulnérabilité ou même de territoire aurait renforcé l’intérêt général de cette mesure ?
En parlant d’intérêt général, vous nous demandez de voter une subvention publique pour des équipements qui relèvent, par définition, de la sphère privée.
Pour justifier une telle démarche, on aurait dû trouver en annexe :
- Des statistiques locales sur les cambriolages,
- Un diagnostic précis ou un avenant à notre Contrat Local de Sécurité,
- Ou, au moins, une étude démontrant que ces alarmes individuelles ont un réel impact sur la délinquance globale à Crosne.
En l’absence de ces données, comment la commune va-t-elle prouver que cette aide répond à un véritable intérêt public local ? Car il faut être lucide : une alarme protège avant tout un patrimoine individuel.
Le Conseil d’État est très strict sur ce point : pour financer une initiative privée avec de l’argent public, l’intérêt général doit être solidement démontré. Pourquoi serait-ce à la collectivité, et donc aux contribuables crosnois, de financer le dispositif d’un particulier ?
Au-delà du fond, la forme pose aussi question. Si l’obligation de passer par un professionnel est logique, le reste du texte est illisible.
Vous mentionnez une durée d’un an : de quoi parle-t-on ? S’agit-il d’un abonnement de télésurveillance ? D’un contrat de maintenance ? Ce n’est pas précisé.
Plus grave encore : la délibération renvoie à un « règlement du dispositif »… qui n’est nulle part reproduit ! Où sont les modalités de contrôle ? Les critères d’éligibilité précis ? Les règles de non-cumul ou les cas de remboursement de l’aide ? Nous votons ce soir un texte incomplet.
En conclusion, Monsieur le Maire, monsieur Leriche parce que cette délibération s’apparente davantage à une campagne d’affichage dans la précipitation qu’à une mesure d’intérêt général pour les Crosnois, et parce que nous estimons que l’argent public de notre commune doit être fléché vers des politiques de sécurité universelles, qui bénéficient à l’ensemble des Crosnois, notre groupe votera contre cette délibération.
Nous vous remercions pour les clarifications que vous pourrez nous apporter.
Vos questions :
Plan canicule : des écoles toujours sans salle fraîche
Depuis plusieurs années, les épisodes de canicule se multiplient et s’intensifient.
En relisant les communications municipales de 2016, 2019, 2022, 2024, 2025 et 2026, on constate que les réponses annoncées sont toujours les mêmes : bouteilles d’eau, ventilateurs, salles climatisées de secours, adaptation des activités ou appel aux familles à garder leurs enfants à domicile.
Des mesures quasiment identiques donc qui sont uniquement des réactions à l’urgence de la situation
Aujourd’hui, les pics de chaleurs imposent la fermeture des écoles car oui aucune école de Crosne ne dispose aujourd’hui d’une véritable salle fraîche et nous en sommes encore à acheter en urgence des ventilateurs ou des climatiseurs mobiles, que la ville avait déjà acheté en 2019, alors que les températures atteignent désormais 40 à 41°C. L’ensemble des écoles à Crosne ont des parvis ensoleillés sur lesquels la température est montée jusqu’à 58° ces derniers jours.
Ma question est simple : la municipalité envisage-t-elle un plan annuel ou pluriannuel d’isolation thermique et d’adaptation des écoles de Crosne afin d’anticiper les canicules à venir, avec un calendrier, un budget et des objectifs précis pour chaque établissement ?
La première échéance pourrait consister à mettre en place un relevé de température précis dans chaque classe. C’est simple et rapide à installer et ça donne une ligne directrice pour la suite.
Nous savons que les dépenses d’investissement pour l’entretien des bâtiments publics sont évaluées à hauteur de 111 900 euros dans le BP2026. Nous pensons que cela est à peine suffisant pour l’entretien classique.
Il est urgent de faire plus, et mieux.
Les enfants, les enseignants, les agents de la municipalité méritent des investissements pour leur avenir. Cela fait 12 ans qu’ils attendent un véritable changement de cap en la matière. Les enjeux climatologiques de l’époque l’exigent sans plus attendre.
Vos questions :
Abattage du tilleul rue Saint-Louis : des engagements non tenus
« On ne survivra pas sans les arbres », c’est ce que nous dit l’écologue Nathalie Machon, quant à ce qu’il adviendra de nous si nous ne mesurons pas enfin la nécessité absolue de préserver et d’étendre les espaces arborés, dans des écosystèmes complexes.
Je n’évoque pas ici de simples plates-bandes de fleurs ou de pelouses, si vertes soient-elles :
il s’agit d’arbres, et de leurs systèmes racinaires, qui limitent la gravité des orages et leurs inondations que nous connaissons bien,
Il s’agit de leur feuillage précieux qui nous préserve de la chaleur via leur ombre et qui rafraîchit l’air par évapotranspiration, ce dont nous manquons cruellement par les temps qui courent.
Nathalie Machon rappelle dans son article de Mediapart du 21 juin 2026, que je vous invite à lire, que lors de la canicule de 2003, c’est dans les rues où il n’y avait pas d’arbres qu’il y a eu le plus de morts !
Elle va même jusqu’à écrire ceci : « Les municipalités qui les coupent, pour mettre de jeunes pousses à la place, mettent leur population en danger ! Un arbre met plusieurs dizaines d’années à produire de l’ombre, il ne faut pas dégarnir d’un coup des rues entières, sous prétexte que certains sont devenus gênants ou que leurs racines déforment les trottoirs ».
Alors que nous suffoquons de plus en plus fréquemment, c’est pour nous une incompréhension totale, pour cette raison mais aussi parce que vous n’avez de cesse de répéter que vous êtes attaché à notre cadre de vie, que de voir notre 1er tilleul de la ruelle Saint-Louis coupé.
1er d’une longue série n’est-ce pas ? A moins que vous ne puissiez nous rassurer ?
Pour rappel, le bâtiment situé au 16-18 rue Boileau, sur une zone protégée par les architectes des Bâtiments de France en raison de sa proximité avec l’église, ce même bâtiment que la majorité des habitants et habitantes du quartier déplore, devait préserver son alignement de tilleuls.
Son permis de construire du 14 novembre 2022 l’atteste, je le cite : « les arbres existants seront élagués et conservés ».
Mais au lieu de cela, nous avons vu, consterné-es, un bâtiment pousser et s’en approcher tant et tant qu’il était impossible durant les travaux d’y fixer un échafaudage, d’y faire un crépi et pour ses futurs habitant.es d’imaginer simplement le fait d’ouvrir leurs fenêtres.
Il ne fallait donc pas être spécialiste pour savoir qu’évidemment cela finirait par poser problème.
Notre premier tilleul a donc été coupé dans un silence fracassant.
Mais dites-nous : pourquoi un seul alors que la même difficulté se pose ailleurs ?
Attend-on l’été et les départs en vacances pour mettre à mort les suivants, en espérant que les riverains les aient oubliés le temps de leurs congés ?
Le problème est que ceux-là nous interpellent déjà : et ils et elles se souviennent de ces arbres leur apportant leur ombre depuis des décennies et surtout des promesses de ce permis de construire non tenues.
Les questions que toute cette histoire soulève sont précises et nous vous remercions donc d’y répondre précisément :
- Est-ce que le permis de construire était dès l’origine mensonger, puisque les plans ne permettaient pas suffisamment de distance avec les alignements d’arbres permettant de les conserver, ou est-ce le constructeur qui n’a pas respecté les plans initiaux ?
- Qui a autorisé la coupe de ce premier tilleul puisqu’il n’existe aucune modification du permis qui en fait mention ?
- La loi exige que la préfecture donne son aval pour ce genre d’abattage : l’a-t-elle donné?
- Comptez-vous accepter l’abattage des prochains tilleuls ?
Vos questions :
Stationnement et nuisances sonores au parc du Moulin
Les habitant·es de la résidence du Parc nous ont interpellé·es sur deux problématiques liées au parc du Moulin et au parc Suzanne.
Sur le stationnement : faute de places suffisantes dans les rues adjacentes à la résidence, les habitant·es utilisaient le parc du Moulin comme solution de stationnement. La fermeture du parc, ou l’accès aux stationnements, les prive désormais de cette possibilité. Quelles solutions la municipalité envisage-t-elle pour répondre à ce besoin concret ?
Sur les nuisances sonores : des rassemblements nocturnes dans ces espaces génèrent des troubles pour les riverain·es.
Quel travail est mené avec la prévention spécialisée? La prévention qu’ils mènent sur l’ensemble du territoire auprès des mineurs est un atout essentiel. Quelles mesures sont prévues pour y remédier, et la fermeture du parc est-elle une réponse durable ou temporaire?
Nous souhaitons que ces deux enjeux, qualité de vie des riverain·es et accès aux espaces publics, soient traités de manière concertée et transparente.
Notre engagement
Ce conseil municipal a une nouvelle fois démontré l’importance du rôle de l’opposition municipale :
demander des comptes sur la gestion budgétaire, défendre un service public de la petite enfance de qualité, exiger des critères clairs et un usage rigoureux de l’argent public, et porter les préoccupations concrètes des habitant·es sur le cadre de vie, l’environnement et la tranquillité publique.
Nous continuerons à porter cette exigence de transparence, de proximité et d’efficacité au service de l’ensemble des Crosnoises et des Crosnois.